Nous avons survécu … à notre stage de survie !

Le week-end dernier, histoire de sortir des sentiers battus, nous avons décidé de participer à un stage de survie en famille. Le stage étant adapté aux enfants à partir de 8 ans, nous y allons un peu la fleur au fusil, pensant passer un week-end tranquille dans la nature avec quelques explications pour faire face en cas de difficulté. Nous étions un peu loin de ce qui nous attendait en réalité !

Découverte de notre terrain de jeux, et de nous-mêmes !

Nous avons rendez-vous le samedi matin vers 9 heures 30 avec Paul notre guide de survie sur le joli site de Maylis « les cabanes des landes ». Paul nous y accueille avec enthousiasme et nous fait découvrir le domaine de plusieurs hectares sur lequel nous allons évoluer tout le week-end ainsi que les trois autres familles qui nous accompagnerons.

Paul, notre formateur

Il nous présente aussi le programme des deux jours à venir et nous nous rendons compte que cela va être un peu plus survie que nous l’avions imaginé. Nous allons partir à la découverte de la forêt, trouver un point d’eau pour faire des réserves puis chercher un lieu de bivouac pour construire un abri pour la nuit et apprendre à faire du feu. Nous glanerons la nourriture que nous trouverons en vue du repas du soir !

Et puisqu’il y a des enfants, Paul prévoit quelques pommes de terre à faire cuire au feu de bois… ça va être roots! Heureusement que nous avons pris quelques petites choses pour le gouter (gâteaux et fruits secs…) pour tenir toute la journée car le concept c’est vraiment de se tester, de se mettre en difficulté et savoir faire face.

Recherche de vers…

A ce moment-là, Aurélie commence à m’inquiéter un peu surtout pour le manque de nourriture des enfants. Elle n’avait pas réalisé que nous serions réellement mis à l’épreuve. Célian et les enfants ont l’air totalement conquis !

Ça y est l’aventure commence et nous voilà parti pour la forêt ! Nous découvrons les fleurs et plantes qui soignent, celles que l’on peut manger et nous commençons notre cueillette d’ortie en vue de la soupe du soir. Nous trouvons ensuite la rivière et nous collectons de l’eau avec les moyens du bord : sac poubelle et pantalons de pluie étanches ! Paul nous expliquera ensuite comment la rendre potable. Huggy les bons tuyaux n’a qu’à bien se tenir les nouveaux aventuriers arrivent !!

Stock d’eau

Les enfants continuent à gambader de ci delà et s’émerveillent devant tout ce que Paul peut leur apprendre ! Ils n’hésitent pas à gouter les œufs de fourmis, les orties et repèrent toutes les plantes qui guérissent ! Ça tombe bien on s’est déjà fait piqué avec les orties et les moustiques commencent à nous attaquer.

A la recherche du bivouac idéal

Maintenant que le stock d’eau est fait, nous pouvons partir à la recherche du lieu pour installer le camp pour la nuit. Nous arrivons sur un pont puis une vielle voie ferrée qui semble encore servir (ce dont nous aurons la confirmation un peu plus tard).

Nous passons d’un côté puis de l’autre de la rivière et nous découvrons un endroit légèrement en retrait, bien arboré avec une multitude de fougères ; le site semble parfait pour le bivouac !

Première mission : construire une cabane, enfin un abri avec des branches et des fougères. Après les explications techniques de Paul, chaque famille se lance dans la construction de son nid. Les enfants sont à fond, ils nous apportent des branches, des bouts de bois, des fougères. Il nous faut bien deux heures pour avoir un abri à peu près fini. Nous ne pensions pas que cela nous prendrait autant de temps et les forces commencent à manquer. Heureusement que nous pouvons grignoter quelques fruits et quelques…bonbons (faut bien survivre !).

Deuxième mission : faire du feu!!! Mais quelle galère de faire du feu. Paul nous teste vraiment : il nous montre comment faire avec un archet, un lacet, une planchette en lierre et un bâton en noisetier. Là encore ça prend du temps et de l’énergie. A notre première tentative, nous parvenons à avoir une braise mais nous la perdons lorsque nous tentons de la transformer en feu dans un nid d’herbes sèches préparées à l’avance…Quelle joie et quelle déception !

Premières fumées

Nous recommençons, une fois, deux fois, encore et encore ! Les enfants viennent en renfort et nous arrivons à avoir une nouvelle braise que Paul met dans un champignon l’amadouvier, qui permet de conserver et démultiplier les braises ! Alléluia !!!

Nous pensons que la partie est gagnée et que le reste sera facile mais c’est tout un art subtil et délicat et il nous faut encore bien des essais pour que notre petite braise se transforme en flamme puis en vrai feu !

Troisième mission : avoir de l’eau potable ! Grâce au feu nous allons pouvoir faire bouillir de l’eau pour la rendre potable après filtration dans un tee-shirt. Pendant que l’eau chauffe, les enfants emballent les pommes de terre dans du papier aluminium que Paul a amené pour le repas du soir.

Nous pensons pouvoir passer une petite soirée tranquille après cette journée bien occupée mais tout à coup nous voyons arriver deux hommes en courant qui nous expliquent que nous sommes sur leur terrain et que des chevaux sont en liberté sur cette parcelle !!! Ils ont eu peur que le bois ne prenne feu en voyant la fumée et nous demandent de partir. Visiblement, nous ne sommes plus sur le terrain de Maylis…

Pour Aurélie c’est l’émotion de trop : ayant peu mangé de toute la journée et utilisé pas mal d’énergie pour le feu, elle ne se sent absolument pas de repartir pour trouver un autre bivouac et avec les enfants qui ont le ventre vide ! C’est trop et elle craque, elle doit s’allonger avec la tête qui tourne. Côme lui se met à pleurer à l’idée de ne pas dormir dans sa cabane, construite avec amour… Célian, lui comme à son habitude reste calme et serein face à la situation, rassure tout le monde et s’occupe de sa petite femme !

Voyant notre détresse les propriétaires acceptent que l’on puisse manger sur place et que l’on parte après. Après cette bonne nouvelle et s’être un peu reposée, ça va mieux et nous poursuivons la préparation du repas : la soupe aux orties mijote et les pommes de terre cuisent dans le feu. Les enfants goutent la soupe aux orties et malgré un peu de sel pour l’améliorer, ce n’est pas un grand succès ! Ils préfèrent largement les pommes de terre !

Soupe aux orties et pommes de terre

Nous avons à peine fini notre repas que les propriétaires reviennent et cette fois-ci nous demandent de partir. Nous démontons les abris avec un petit pincement au cœur et éteignons le feu tout en prenant soin de garder un peu de braise pour notre prochain bivouac.

A 21h, nous voilà reparti en direction du pont et nous n’avons pas à marcher bien longtemps pour trouver un nouveau lieu pour nous installer pour la nuit. Cette petite mésaventure nous permet d’apprendre à fabriquer un camp de fortune avec les bâches que nous avons. Nous devons refaire un feu et même si nous avons la braise cela nous prend du temps d’avoir un vrai bon feu. Le feu c’est vraiment tout un art ! Nous voilà installés pour la nuit et il ne nous faut pas longtemps pour nous endormir, bercés par le bruit de la rivière…

Retour à la civilisation !

En dépit de l’absence de matelas, toute notre petite famille a bien dormi à la différence des autres participants. Il faut dire que nous étions bien équipés avec nos duvets bien chaud ! La journée commence pour nous par réactiver le feu pour faire bouillir de l’eau. Bonne surprise, Stéphanie, l’une des participantes, a trouvé de la menthe qui va nous permettre d’avoir une boisson chaude pour accompagner les tartines de pain du petit déjeuner.

Paul nous montre ensuite comment fabriquer un piège avec un sac à dos en contrepoids et quelques bouts de bois. Les enfants se sont découverts une nouvelle passion, le taillage de bois avec un couteau ! Ils font ça au coin du feu et c’est un vrai régal de les voir aussi heureux avec si peu de choses.

Le dernier atelier du jour avant le démontage du camp nous apprend comment réagir en cas de blessures, toujours avec les moyens du bord. Et pour la mise en pratique nous testons les différentes techniques de portage pour déplacer une personne blessée. Moralité : il vaut mieux éviter que Célian ne se blesse car malgré tous les trucs et astuces appris, Aurélie aura du mal à le porter même avec l’aide des enfants!

Et voilà, il est l’heure de tout ranger et de retourner à notre point de départ. À notre arrivée, Maylis nous accueille pour un petit festin avec café et tarte aux orties. Tout le monde apprécie et dévore !

Bilan de ces deux jours

Clélia veut retrouver son lit, Côme veut manger un vrai repas, Aurélie veux prendre une bonne douche et Célian est … prêt à recommencer !

Vrai bilan : cette expérience a été très enrichissante, intéressante et instructive. Ce stage nous semble assez indispensable pour tous ceux qui vadrouillent un peu. C’est rassurant de savoir que l’on peut faire face à de nombreuses situations avec peu même si notre façon de voyager est d’éviter de se trouver en difficulté.

Bref : nous recommandons chaudement ce stage et remercions Paul pour sa pédagogie, sa gentillesse et son enthousiasme !

Un beau week-end mais loin d’être reposant !

Liens utiles 

Formation à la survie : www.stage-survie-tribaudeau.com

Maylis: www.cabaneslandes.com

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